Cette f�te est l'occasion de nous rem�morer les origines du sapin, �tincelant d'�toiles lumineuses et d'ornements, et celles du traditionnel r�veillon et des cadeaux indissociables � No�l, sans oublier le p�re No�l pour le plus grand bonheur des enfants !
La plus ancienne et c�l�bre des traditions de No�l est le sapin !
Il servait � c�l�brer le solstice d'hiver dans le monde antique et m�di�val, symbole de renouveau. En France on conserve sa trace dans les archives d'une biblioth�que de S�lestat, village d'Alsace, en 1521.
Apr�s la guerre de 1870, la tradition s'est propag�e partout en France gr�ce aux immigr�s d�Alsace-Lorraine.
L'�toile souvent fix�e au sommet du sapin symbolise, on le sait, l'�toile du Berger qui aurait servi � guider les rois mages.
Jusqu�au XIXe si�cle, ce sont des pommes qui d�coraient les premiers sapins de No�l, afin de symboliser l�arbre du paradis.
En 1858, suite � une grande s�cheresse qui s�vit en France et qui affecta les r�coltes de pommiers, un artisan verrier de Moselle, eut l'id�e magique de confectionner des boules en verre pour embellir les sapins et remplacer les pommes..
Les merveilleuses d�corations �taient n�es et se sont perp�tu�es aux 19e et 20e si�cle.
Parmi les ornements traditionnels, on note parfois les chaussettes aux couleurs de circonstance, accroch�es � la chemin�e :
Cette tradition tiendrait son origine de la l�gende de saint Nicolas, le g�n�reux �v�que qui, au 12e si�cle, distribuait des friandises aux enfants sages dans la nuit du 5 au 6 d�cembre.
Saint-Nicolas, �mu par trois s�urs dans la mis�re, aurait fait glisser des pi�ces d�or par la chemin�e de leur maison. Les pi�ces seraient tomb�es dans les chaussettes des jeunes filles qui s�chaient pr�s du feu !
Cette coutume a perdur� mais les pi�ces d'or seront remplac�es par des cadeaux pour les enfants qui ne manquent pas d'accrocher leurs chaussettes, ou de mettre leurs chaussons pr�s de la chemin�e.
C'est plus tard que le p�re No�l, inspir� de Saint-Nicolas distribuera les cadeaux indissociables de No�l ! P�re No�l v�tu de rouge et blanc, sous l'impulsion de Thomas Nast un journaliste et graphiste am�ricain qui le repr�senta ainsi, bien avant que Coca-Cola n'arrive et ne fasse qu'en m�diatiser l'image...
La tradition des cadeaux n�a rien � voir avec le r�cit biblique des rois mages venus offrir de l�or, de l�encens et de la myrrhe au petit J�sus, puisque cet
�v�nement, se d�roule le 6 janvier, f�te de l'�piphanie !
Lors des f�tes Saturnales, vers le 20 ou 22 d�cembre en l'honneur du solstice d'hiver, les Romains s'�changeaient d�j� de nombreux pr�sents, notamment des figurines en cire ou en terre cuite.
Au 19e si�cle, le cadeau des enfants �tait une orange, fruit encore rare et cher.
La soci�t� de consommation �voluant selon le mod�le am�ricain, c'est vers 1950, que les grands magasins parisiens vont pr�senter et promouvoir des jouets � offrir aux enfants le 25 d�cembre.
Qu'en est-il du r�veillon ?
Autrefois, un repas maigre �tait pr�vu avant la messe de minuit. C'est au retour de la messe que l'on consommait un "repas gras".
La tradition des fruits de mer � No�l puise son origine dans le repas maigre dans lequel il �tait de coutume d�exclure la viande pour privil�gier le poisson et les fruits de mer, devenus aujourd'hui des symboles festifs !
Quant au repas gras, par le pass�, la volaille �tait de la f�te ! L�oie occupait une place de choix ! Dans les familles nobles, plus ais�es, des gibiers �taient mis � l'honneur ! La dinde, devenue mets de luxe, originaire d�Am�rique du Nord, n�a �t� introduite en Europe qu�au 16e si�cle par les Espagnols. Elle remplacera l'oie et deviendra incontournable du festin de No�l.
Quant � la b�che, la tradition voulait que l'on se r�unisse lors du r�veillon de No�l, autour de la chemin�e o� une grosse b�che pr�alablement b�nie voire arros�e de vin, devait se consumer le plus longtemps possible.
Voici l'origine de ce qui devint le c�l�bre et d�licieux dessert !
Bon r�veillon � tous, joyeux No�l en famille, et place � un quiz "bon enfant" !